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Il est possible de faire un accompagnement en ligne avec  une séance en visio ou par téléphone.

La psychothérapie de l’adolescent 

Les premières années de la vie occupent une place fondamentale dans le développement psychologique de l’enfant. Les expériences vécues, les relations avec son entourage et l’environnement dans lequel il grandit participent à la construction de sa personnalité, de sa sécurité intérieure et de sa manière d’entrer en relation avec les autres.

Ces expériences précoces peuvent laisser des traces. Elles s’inscrivent dans une histoire personnelle qui continue pourtant à évoluer au fil des années. Le développement psychique reste vivant, en mouvement, et chaque nouvelle expérience peut venir modifier la façon dont un enfant comprend ce qu’il vit et construit sa relation au monde.

L’adolescence représente à ce titre une période particulièrement importante. Le cerveau poursuit sa maturation, l’identité se transforme, les relations évoluent et de nouvelles ressources peuvent apparaître. Cette période offre ainsi un véritable espace de changement et de réorganisation.

Cette manière de considérer les premières années peut aussi amener les parents à porter un regard inquiet sur leur propre histoire avec leur enfant. Certaines paroles, certaines attitudes, certaines absences ou certains moments difficiles peuvent avoir laissé une empreinte dans la construction de l’enfant. Avec le recul, un parent peut alors se demander si certaines de ses façons de faire ont contribué aux difficultés que son enfant rencontre aujourd’hui.

À l’adolescence, ces interrogations peuvent devenir particulièrement vives. Face à un jeune qui souffre, qui s’éloigne, qui manque de confiance en lui ou qui traverse des difficultés relationnelles, des troubles, des addictions, des comportements dits à risque. 

Le parent peut chercher dans les premières années une explication à ce qui se passe aujourd’hui. Il peut se demander s’il a suffisamment été présent, s’il a su répondre aux besoins de son enfant, poser les limites nécessaires, accueillir ses émotions ou lui offrir un sentiment de sécurité.

La relation reste vivante. Elle peut évoluer, se réparer et se réinventer. L’adolescence offre encore de nombreuses possibilités de transformation, pour le jeune comme pour ses parents.

Soutenir cette sortie de d’enfance, vers l’entrée en adolescence, cette phase de la vie remplie de transformations silencieuses, visibles et invisibles. 

Le corps change, c’est un passage où percent des doutes, des interrogations et questionnements sur son identité, son orientation. C’est une période de découvertes où le jeune peut se sentir seul, soit par pudeur, soit parce qu’il ne rencontre pas d’espace de parole suffisamment sécurisant avec la perception que ses parents sont mal à l’aise pour aborder ces sujets avec lui, il peut être confronté à  l’expérience qu’il n’existe pas d’environnement approprié pour l’accompagner à sa mesure dans cette phase importante de son développement vers l’âge adulte.

Le parent, lui, est invité par le simple fait que son enfant entame cette période de vie, à revisiter cette période de l’adolescence qu’il a lui-même vécue par le passé et voir des réminiscences se faire jour. Aujourd’hui parent à son tour, il est au coeur de la situation pour accompagner « son jeune »,  opérer un ajustement conservateur (tel qu’il l’a connu lui même) ou ajustement créateur, à sa place de parent aujourd’hui.  

Les choix et les décisions à prendre concernant les études s’ajoutent pour certains aux défis liés aux changements corporels et identitaires vécus pendant l’adolescence.

C’est aussi le temps de l’individuation, se détacher de sa famille tout en conservant le lien d’amour, autant d’ambivalences que d’expériences tendues pour la sphère familiale. 

Avec tous ces changements, il y a la place de l’intime, les abords d’une sexualité, les premières expériences, un terrain relationnellement sensible entre fusion et rejet….

C’est une période d’états émotionnels bousculés, parfois avec recours à des substances ou des conduites dites « à risque » ;  l’environnement peut être déboussolé et l’adolescent déconcerté, se sentir un peu perdu. 

Pour certains adolescents, cette période peut raviver des épisodes douloureux et difficiles à évoquer, comme des situations de harcèlement, d’abus, un climat incestueux ou même des cas d’inceste, qui remontent à leur enfance. L’adolescence peut également être le théâtre de franchissements abusifs de la part d’adultes ou de camarades de collège/lycée, ce qui vient s’ajouter aux bouleversements déjà présents durant cette phase de transition vers l’âge adulte.

 Il y a également les aspects qu’un adolescent peut être porteur, à son insu, d’une thématique révélatrice d’un dysfonctionnement environnemental, c’est par lui qu’apparaît le « symptôme » ; en cela la psychothérapie aide à comprendre ce qu’il se passe, à quel endroit. 

Cette thérapie vise à aider l’adolescent à donner du sens à ses pensées, ses émotions, son éprouvé. C’est un temps de parole, et selon les situations la séance peut aller sur un autre terrain d’expression, par le jeu ou s’appuyer sur un médium artistique permettant une approche plus sensible. 

L’adolescent peut vouloir de l’aide par la thérapie, or le plus souvent les parents en sont les demandeurs, ou l’entourage référent.  Ils ont remarqué un décrochage scolaire, une tristesse, un repli, un rapport à la nourriture, réseaux sociaux, jeux,  questionnants… et ils s’en inquiètent. Le jeune, et adultes référents sont reçus ensemble en séance inaugurale se poursuivant par une thérapie individuelle de l’adolescent.

Tout comme pour la thérapie enfant, les séances thérapeutiques sont en règle générale assumées financièrement par les parents, ou l’environnement référant.  Au cabinet de psychothérapie , l’adolescent aura à sa disposition des idées que nous discuterons ensemble pouvant lui permettre de participer au paiement des séances de son propre travail. 

Il y a le champ de la confidentialité, dans un espace sécurisé pour lui, ce qui se dit en séance avec l’adolescent reste au cabinet, ce qui est partagé, l’est avec son accord. 

La première séance se déroule en présence des parents ou des référents de l’adolescent, au cours de laquelle la demande d’aide en thérapie est examinée. Dans un deuxième temps, une séance a lieu avec les parents seuls. Par la suite, l’un des deux parents ou référents est reçu individuellement la semaine suivante. Enfin, l’autre parent ou référent est à son tour reçu seul la semaine d’après. 

Cette succession de séances permet d’aborder progressivement la situation et la demande d’aide avec l’adolescent, ses parents et chacun des parents individuellement.

Après ces premières séances, un cycle  est entamé spécifiquement avec l’adolescent, la durée de la thérapie est variable en fonction des personnes et de la thématique rencontrée.

Parallèlement, le cycle de séances impliquant l’environnement familial, avec les parents ou les référents, reprend à nouveau à la suite de ce premier cycle centré sur l’adolescent.

Ainsi, les séances s’alternent entre rencontre avec l’adolescent seul, puis avec  l’environnement familial, permettant d’aborder la situation sous différents angles et d’impliquer tous les acteurs clés.

la séance dure 1 heure,  elle contient la phase d’arrivée dans le cabinet, la mise à l’aise où les sacs sont déposés à l’entrée, le téléphone portable éteint, ou en mode avion, les vestes mises sur le porte-manteau, se déchausser pour ceux aimant ce confort,  tout comme sa fin de séance avec remise de chaussures, des vestes manteaux et paiement pour enfin se dire au-revoir. Cette heure est un cycle complet de séance. 

S’il y a début de psychothérapie, il y achèvement et le même soin est apporté à la fin de la thérapie, que vous la choisissiez par interruption ou que le sujet  vous concernant ait été « réglé »,  nous réservons un temps pour clore la gestalt, refermer ce qui est à refermer et apporter toute la qualité nécessaire à se dire aurevoir. 

Vous l’aurez deviné, une thérapie gestalt ne peut se terminer pas un sms ou message vocal, whatsapp ou autre de l’ado, des parents ou du référant,  elle viendrait dans ce cas rejoindre le lit des gestalt inachevées

Modalités de la séance : 1 heure – 60 euros

Les annulations s’effectuent 48 heures à l’avance, heures ouvrées à date et heure de rdv, excepté cas de force majeure. 

Si la séance est oubliée, (cela arrive un jour ou l’autre) elle peut être remplacée de manière naturelle dans la même semaine et s’effectuer par visio ou en présentiel. Au delà. Dans tous les cas un oubli est « déplié » en séance, il est du matériau pour la thérapie.