Narcisse

Dans la mythologie grecque, Narcisse était un jeune homme d’une beauté exceptionnelle. A sa naissance, un oracle prédit à ses parents qu’il vivrait vieux et heureux à condition de ne jamais voir son propre visage. Ses parents l’élevèrent donc dans une demeure sans miroir.  

Alors qu’il atteignait l’âge adulte, la beauté de Narcisse devint si éclatante que toutes les femmes tombaient amoureuses de lui. Parmi elles, se trouvait la nymphe Écho, laquelle avait eu une liaison avec Jupiter. Junon la châtia  en conséquence en la  condamnant à ne plus  pouvoir parler que par la répétition infinie des dernières syllabes des paroles qui lui étaient adressées. Narcisse, lui, en revanche, n’avait cure du chant de ces sirènes, éperdument folles de lui.

Un jour, en revenant de la chasse, il s’arrêta à une fontaine pour boire et s’éprit de sa propre image dans l’eau. Il resta en arrêt devant elle sans bouger, de peur de troubler son image. Si bien qu’il finit par mourir de faim et de soif au bout de quelques jours. 

(source, psychopathologie, éditions Deboeck, carrefour des psychothérapies), le tableau est peint par Le Caravage, Narcisse.

Des aspects de la psychothérapie, le narcissisme traduit la manière dont l’individu se perçoit, s’évalue et s’aime lui-même. C’est un aspect fondamental de sa construction identitaire, avec un rôle que l’on devine central par l’acquisition de l’estime de soi, l’autonomie, l’assurance, la confiance d’entreprendre et la possibilité d’investir la confiance de nouveaux objets (autre que lui, ses figures parentales, d’attachement ou environnementales proche). 

Dans le cycle de développement de l’enfant et de l’adulte qu’il deviendra, cette phase de constitution du narcissisme est d’une importance capitale. 

A suivre : cultiver le narcissisme sain, le fondement avec le  narcissisme primaire, le narcissisme secondaire (ce qui dévie), pour poursuivre avec le narcissisme déficitaire, ou la baisse d’estime de soi, et aborder le narcissisme grandiose (le MOI-JE), un idéal du moi très élevé.