Aller en thérapie

C’est une relation à l’autre

Un cheminement

Pas un produit à  acheter

Vous n’êtes pas là pour consommer

Vous n’achetez pas un produit, et il n’a rien à vendre.

Sa mission est de vous recevoir et de vous écouter, puisque vous le lui avez demandé

Si vous oubliez de venir à un rendez-vous, que vous avez vous même pris, lui sera là, témoin de votre quête silencieuse

Si vous arrivez avant l’heure, il vous invitera à regarder cet espace temps, est-il là pour vous ? Serait-ce ce temps, en dehors du temps vous étant imparti, que vous voudriez déjà visiter ? où est votre place dans cette situation ?

 Si vous arrivez en retard, est-ce par peur du contact ? Ou voulez vous vérifier s’il est là, pour vous, à vous attendre ? Quels empêchements avez vous rencontrés sur votre route pour arriver jusqu’à lui  ?

Sauriez vous répondre à cette question introspective : qu’est ce que cela vous fait de savoir que quelqu’un vous attend quelque part ? 

Vous oubliez de payer votre séance ?
Qu’y a-t-il en vous qui veuille occulter votre propre prise en charge ? 

Quels sont les aspects en vous que vous préférez ne pas gérer pour le moment ? Si vous pensez que vous pouvez différer votre paiement, indépendamment de soucis financiers 

La thérapie est elle une expérience impalpable ? 

Payer quoi au fond ? si ce n’est le temps

Avec quoi repartez vous lorsque l’heure venue, vous le quittez  ?

Y a-t-il cette position de l’enfance, au temps où vos parents étaient là pour tout payer pour vous ? ou supposés l’être, ce qu’ils n’ont pu payer pour vous, et pour lequel vous resteriez en attente.

Du temps révolu de l’originel, du commencement de la vie, jusqu’à l’entrée dans la vie d’adulte, quand vient le temps qui ne peut plus reculer, d’être autonome, ce temps pour vous d’entrer dans la vie dite active. 

Quelle Gestalt inachevée se présente, frappant à la porte, testant le cadre thérapeutique, comme un enfant ou un adolescent en revendication de sécurité le ferait avec un parent, éprouvant la relation d’un vent puissant soufflant et tourbillonnant.

Sur l’écran noir de vos nuits blanches, vous ferez votre cinéma, il ne partira pas en vacances et sa vedette ce sera toujours vous. Surface de projection, il vous encouragera à la transformer en terreau fertile. (Claude Nougaro, chanson le Cinéma)

PsychoCORPOREL, oui Monsieur, Madame, iel, ielle, car il pratique la thérapie all inclusive, mental, coeur, corps, résonner avant de raisonner. Holistique et non mystique, c’est son genre.

Fermez les yeux, visualisez la Grande barrière de Corail,  où couleurs et émotions s’épanouissent.  Firewall et pare excitation, le tumulte s’estompe, comme des vagues caressant le rivage, préservant l’équilibre. Métaphore vivante de la thérapie, chaque état trouve sa place, pour que l’esprit respire en paix.

Autant d’hypothèses que de voies à explorer, de directions à regarder, d’idées de chemins à parcourir, vous avez les cartes en mains.

Il ne vous vend pas de la thérapie, il vous accompagne à mettre au travail ce que vous avez à faire profiter.

Il a la patience, là où vous pourriez penser et parfois trouver la force de le dire, que les choses n’avancent pas, stagnent, qu’elles vont trop lentement, ou que cela ne vous apporte pas grand chose.

Il a l’humilité, autant que possible, d’attendre avec vous, exempt de jugement.

De sa place, il accepte que vous en soyez là où vous en êtes, même si vous vous jugez avec colère, ou que vous la lui adressiez, alors que vous aspirez à avancer plus vite et avoir déjà résolu le problème, vous libérant merveilleusement d’un sortilège. 

Vous lui posez des questions sur qui il est, s’il part en vacances, s’il vit ici, des aspects de sa vie personnelle. En retour, il ira avec vous,  vers vos motivations à l’interroger lui, précisément, sur ce pan d’existence de l’autre.

Nonobstant ces chemins de traverses, il est là, et progresse à votre mesure, la lanterne à la main, pour se rendre à l’endroit où il doit aller avec vous. 

S’il fait écho avec vous d’un sujet qui vous semble convivial, un hobby que vous sembleriez partager, il fait altérité dans le lien, il soutien ce que vous aimez, fait élan vital avec vous, il fait du nous avec vous.

Il ne dit rien de lui de sa vie privée, il côtoie la frontière de la confluence saine avec vous, un espace sacré,  là où, peut-être vous avez fait l’expérience de la confluence inajustée, la voie d’un ajustement créateur est alors possible.

Aller en Gestalt thérapie, poème.